Du graffiti au flash mob … pourquoi les jeunes s’adonnent aux arts urbains ? 

Du graffiti au flash mob … pourquoi les jeunes s’adonnent aux arts urbains ? 

6 janvier 2020 0 Par Salim

 

Les street arts ont pour longtemps été controversés pour leur aspect rebelle et atypique. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles les jeunes y sont accros. Le stigma qui englobe ces types d’arts n’a cependant pas empêché ces derniers d’évoluer, et de se moderniser pour se transformer en directions artistiques reconnues. Assurément, des noms notoires ont parvenu à se faire une place dans le monde des arts reconnus, comme Mr. Brainwash du nom réel Thierry Guetta. Aujourd’hui, au lieu de se balader en ville pour contempler ces œuvres d’art, vous pouvez trouver par exemple des travaux de Mr. Brainwash en vente en ligne dans la galerie d’art Deodato, ce qui prouve que ce genre d’art a pu finalement s’imposer, dépasser le simple échappatoire, et devenir une industrie à part entière.  

 

Les jouissances du street art : qu’est ce qui plait aux jeunes ? 

 

Bien que les arts soient multiples,  les jeunes détiennent un goût très accru et distinct pour le type urbain. Les raisons sont pourtant évidentes : pas de méthodes, pas de règles, et un langage naturel.  C’est en effet l’essence de la jeunesse qui se manifeste. Autrefois, ce qui captivait les jeunes à s’adonner à ce genre d’art, fut l’aspect un peu délinquant ; cet effet récalcitrant de peindre les murs de ses idées, souvent perçues comme fanatique et libertines, éveille la passion de se révolter contre la réclusion en tentant d’enfreindre les règles de la société. 

Malgré le fait que les arts urbains ont toutes les caractéristiques qui font d’eux des arts, la résistance au changement a retardé son acception parmi la communauté. 

À ce jour, les graffiti par exemple sont encore condamnés, ils sont vus par les autorités et la société comme étant des actes de vandalisme, et sont même punis par la loi. 

 

Terminologie : qu’est ce qui fait d’une activité un art urbain ?

Si vous n’êtes pas connaisseur, vous devriez être interpellé par l’appellation en premier lieu, et donc vous vous demandez peut-être sur ce qui fait qu’une activité sans une autre soit un art urbain, la réponse est intuitive : 

Une forme d’art relative à la ville:

Ce type d’art fait communément référence à tout type d’activité artistique conceptuelle qui est issue du milieu urbain.

Activité réalisée dans la rue :

Cette direction artistique contemporaine regroupe des techniques diverses, les plus connues sont le graffiti, la street-dance, les stickers ou celui qui a eu un grand popularité dans les années passées : le flashmob. 

Une dimension artistique : 

Ce critère est très important afin d’éloigner les pratiques fanatiques et sectaires des projecteurs des arts urbains, un art urbain est avant tout, comme son nom l’indique un art, il doit être exhibé devant le public et avoir une certaine charge intellectuelle et créative. 

Psychologie : pourquoi faut-il tolérer l’ascension de la participation des jeunes aux arts urbains ? 

 

La consommation des arts urbains et en vogue, et le fait que les adolescents en sont friands ne veux pas dire qu’ils sont en train de sombrer dans la délinquance, à juger de travers l’image circulée de ce genre d’art, perçu comme orthodoxe. 

D’abord, il faut admettre que c’est une direction artistique qui ne conditionne pas leurs esprits, toujours en quête d’expériences sulfureuses. S’investir dans ce type d’art est même un signe précurseur de maturité et de créativité : les jeunes sont parfois dépités par cette marginalisation au sein de la société, ils éprouvent le besoin irrévocable d’externaliser leur conflit interne, qu’ils ont souvent du mal à exprimer. 

Les réactions à cet enclavement sont diverses. Les ados éprouvent toujours le besoin d’être remarqués, de se distinguer et surtout être respectés. Ceci se manifeste quand ils commencent à prendre conscience de leurs propres idées et de concevoir leur propre vision de la vie qu’ils ont à entreprendre. Leurs esprits regorgent d’idées et d’initiatives, mais ils sont rarement pris au sérieux.

 

On ne peut pas reprocher aux jeunes leurs tentatives de s’imposer au monde, car un individu qui se sent effacé dans la société, va éprouver naturellement de la volupté à se venger, soit en s’adonnant à des pratiques occultes, ou par vandalisme, et essentiellement par l’art, bref tout ce qui entorse le standard social qui a pour habitude d’assiéger leur liberté.